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30.05.2007
661 à 670 - Citations : Nerval, Brillat-Savarin, Ben Jelloun
Nerval, Brillat-Savarin, Ben Jelloun
661 - Il est certain [...] que le sang de l'homme crie bien haut, de quelque façon qu'il soit versé.
Gérard de NERVAL (Les filles de feu)
Mot clef : crime
662 - - Mais c'est la guerre, que voulez-vous!
- A la bonne heure, oui, c'est la guerre. On tue à trois cents pas dans les ténèbres un homme qui ne vous connaît pas et ne vous voit pas ; on égorge en face et avec la fureur dans le regard des gens contre lesquels on n'a pas de haine, et c'est avec cette réflexion qu'on s'en console et qu'on s'en glorifie! Et cela se fait honorablement entre des peuples chrétiens!...
Gérard de NERVAL (Les filles de feu)
Mots clefs : christianisme, guerre
663 - La découverte d'un mets nouveau fait plus pour le bonheur du genre humain que la découverte d'une étoile.
Jean-Anthelme BRILLAT-SAVARIN (La physionomie du goût)
Mots clefs : bonheur, gastronomie
664 - Allez: continuez à soigner tout ce que vous faites, et n'oubliez jamais que du moment où les convives ont mis le pied dans mon salon, c'est nous qui demeurons chargé du soin de leur bonheur.
Jean-Anthelme BRILLAT-SAVARIN (La physionomie du goût)
Mots clefs : bonheur, hospitalité
665 - Ce sont surtout les gens d'esprit qui tiennent la gourmandise à honneur: les autres ne sont pas capables d'une opération qui consiste dans une suite d'appréciations et de jugement.
Jean-Anthelme BRILLAT-SAVARIN (La physionomie du goût)
Mots clefs : gens d'esprit, gourmandise
666 - La mort est la dernière parole du destin.
Tahar BEN JELLOUN (Les yeux baissés)
Mots clefs : destin, mort
667 - Je sus que l'indifférence était une forme d'intelligence, un pouvoir sur l'invisible, une petite lumière intérieure qui me tenait à l'écart de ces bavardages et de ces gestes inutiles, dictées plus par l'hypocrisie que par un désir réel de dire quelque chose de vrai et de sincère.
Tahar BEN JELLOUN (Les yeux baissés)
Mots clefs : indifférence, intelligence
668 - "Ma petite, tu as grandi et tu as changé. Où que tu ailles, tu es la fille de tes parents et l'enfant de ce village. Tu peux apprendre les langues et les pays, mais ton lieu de naissance, la terre qui t'a accueillie, le toit qui t'as abritée, les gens qui t'ont aimée, les mains qui t'ont prise pour te donner le sein, le vent qui t'a apporté un peu de fraîcheur en été, l'arbre qui t'a donné de l'ombre, eux, où que tu te trouves, ne t'oublieront jamais. C'est ça ton pays, c'est ça son visage".
Tahar BEN JELLOUN (Les yeux baissés)
Mots clefs : parents, patrie, racines
669 - Méfie-toi des apparences, des images et des reflets dans l'eau. Tout cela passera. Seul te restera dans un coin du cœur la terre où tu as vu le jour. Nous sommes à Dieu et c'est à Dieu que nous retournerons. Eh bien, Dieu, c'est aussi la terre, nous sommes à cette terre, à sa colline, à ses montagnes, et c'est à elles que nous retournerons.
Tahar BEN JELLOUN (Les yeux baissés)
Mots clefs : dieu, patrie, racines, terre
670 - A quinze ans, on ne pense pas à la vie ; on aime rêver, construire des monuments avec de la soie ou de la mousseline, puis tout brûler pour recommencer le lendemain.
Tahar BEN JELLOUN (Les yeux baissés)
Mots clefs : adolescence, rêve
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