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06.09.2007

Citations-1131à1140-Sunset, Berberova

Deux grandes dames étrangères: Sigrid SUNSET eet Nina BERBEROVA, au programme de ce jour.


1131 - - On a la vie qu’on se fait […]. A moins que l’on ne vienne au monde trop pauvre ou malade. Alors, on a le droit de se sentir malheureux et de se plaindre sans avoir à ajouter : « J’en suis cause moi-même ». Mais, autrement, non.
Sigrid UNSET (Printemps)
Les Presses du Compagnonnage – Prix Nobel de littérature – 1971 – page 315
Mots clefs : malheur, vie, volonté

1132 – Si l’on ne peut avoir la femme que l’on aime, on en prend une autre, pour commencer, ou plusieurs autres, cela revient au même. L’homme prudent défend ses instincts polygames. Tout
engager sur une seule carte, c’est jouer gros jeu.
Sigrid UNSET (Printemps)
Les Presses du Compagnonnage – Prix Nobel de littérature – 1971 – page 318
Mots clefs : amour, polygamie

1133 – Celui qui sent qu’il a une chose à faire doit la faire. C’est à lui qu’incombe la responsabilité, et celle-ci ne devient pas moindre par le fait qu’un autre aurait pu également agir […]. Il faut faire ce que l’on croit être son devoir, que l’on croie à un résultat ou non.
Sigrid UNSET (Printemps)
Les Presses du Compagnonnage – Prix Nobel de littérature – 1971 – page 345
Mots clefs : action, devoir, responsabilité


1134 – - […] j’avais toujours pensé que la bête chez un être humain ce devait être quelque chose de hideux et de brutal. Je ne savais pas que chez certains individus la bête peut être comme un petit chat qui joue, sans savoir avec quoi il joue, et qui déchire et qui griffe jusqu’au sang, rien que pour s’amuser. Et c’est ce qu’il y a de plus dangereux, car la bête est gentille et drôle, et elle est irresponsable. Sigrid UNSET (Printemps)
Les Presses du Compagnonnage – Prix Nobel de littérature – 1971 – page 289
Mot clef : instinct

1135 – L’idée d’un au-delà ne m’intéresse guère. Elle s’apparente un peu, à mes yeux, à l’« opium du peuple », on l’exploite comme le charbon ou le pétrole. Dès l’instant où elle surgit, je suis sur mes gardes, elle n’apporte que des fausses vérités et des réponses faciles, mieux vaut s’en méfier. Tout ce qui est grand dans le christianisme, qui est l’un des éléments constitutifs de notre civilisation, se retrouve dans les autres religions.
Nina BERBEROVA (C’est moi qui souligne)
Editions Actes Sud – 1989 – page 20
Mots clefs : au-delà, christianisme, religion

1136 – Chacun a ses secrets – Certains les traînent tout au long de leur vie comme un fardeau, d’autres les chérissent et les conservent avec soin, comme une source de vie jaillissante où ils puisent leur forces vives jusqu’à la fin.
Nina BERBEROVA (C’est moi qui souligne)
Editions Actes Sud – 1989 – page 19
Mot clef : secret

1137 – Rien n’est écrit d’avance, c’est nous qui créons l’avenir.
Nina BERBEROVA (C’est moi qui souligne)
Editions Actes Sud – 1989 – page 52
Mots clefs : avenir, responsabilité, vie

1138 – L’existence est la seule et unique réalité. Nous vivons ici et MAINTENANT.
Nina BERBEROVA (C’est moi qui souligne)
Editions Actes Sud – 1989 – page 87
Mots clefs : existence, réalité, vie

1139 – L’homme doué de raison est supérieur à la girouette ballottée par le vent. Nous ne naissons pas raisonnables mais, comme le dit Tchaadaïev, « nous créons sans cesse nous-même notre propre raison ». Nina BERBEROVA (C’est moi qui souligne)
Editions Actes Sud – 1989 – page 88
Mot clef : raison

1140 – Mon passé est là à tout moment et son unique vertu est de donner vie à mon présent.
Nina BERBEROVA (C’est moi qui souligne)
Editions Actes Sud – 1989 – page 20
Mots clefs : passé, présent

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