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10.10.2007

Citations-1381à1390- Spinoza

1381 – [...] le corps, par les seules lois de sa nature, peut beaucoup de choses dont son esprit reste étonné. Baruch SPINOZA (L’éthique)
Editions Gallimard – La Pléiade – 1988 – page 416
Mots clefs : corps, esprit

1382 – C’est ainsi qu’un petit enfant croit désirer librement le lait, un jeune garçon en colère vouloir se venger et un peureux s’enfuir. Un homme ivre aussi croit dire d’après un libre décret de l’esprit ce que, revenu à son état normal, il voudrait avoir tu ; de même le délirant, la bavarde, l’enfant et beaucoup de gens de même farine croient parler selon un libre décret de l’esprit, alors que pourtant ils ne peuvent contenir leur envie de parler.
Baruch SPINOZA (L’éthique)
Editions Gallimard – La Pléiade – 1988 – page 418
Mots clefs : bavardage, liberté, logorrhée, parole, volonté

1383 – [...] nous ne faisons effort vers aucune chose, [...] nous ne la voulons pas et ne tendons pas vers elle par appétit ou désir, parce que nous jugeons qu’elle est bonne ; c’est l’inverse : nous jugeons qu’une chose est bonne, parce que nous faisons effort vers elle, que nous la voulons et tendons vers elle par appétit ou désir.
Baruch SPINOZA (L’éthique)
Editions Gallimard – La Pléiade – 1988 – page 389
Mots clefs : appétit, désir, effort, jugement

1384 – La joie est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection. La tristesse est le passage de l’homme d’une plus grande à une moindre perfection.
Baruch SPINOZA (L’éthique)
Editions Gallimard – La Pléiade – 1988 – page 470
Mots clefs : joie, perfection, tristesse

1385 – [...] il n’y a pas d’espoir sans crainte, ni de crainte sans espoir.
Baruch SPINOZA (L’éthique)
Editions Gallimard – La Pléiade – 1988 – page 474
Mots clefs : crainte, espoir

1386 – [...] l’humilité et la dépréciation de soi sont très rares. Car la nature humaine, considérée en soi, leur résiste autant qu’elle peut et ainsi ceux que l’on croit les plus effacés et les plus humbles sont généralement les plus ambitieux et les plus envieux.
Baruch SPINOZA (L’éthique)
Editions Gallimard – La Pléiade – 1988 – page 479-480
Mots clefs : ambition, dépréciation de soi, envie, humilité

1387 – L’effort pour se conserver est le premier et l’unique fondement de la vertu.
Baruch SPINOZA (L’éthique)
Editions Gallimard – La Pléiade – 1988 – page 508
Mots clefs : conservation, vertu

1388 – La gaîté ne peut être excessive, mais est toujours bonne ; la mélancolie, au contraire, est toujours mauvaise.
Baruch SPINOZA (L’éthique)
Editions Gallimard – La Pléiade – 1988 – page 526
Mots clefs : gaîté, mélancolie

1389 – [...] user des choses et y prendre plaisir autant qu’il se peut (non certes jusqu’au dégoût, car ce n’est plus y prendre plaisir) est d’un homme sage.
Baruch SPINOZA (L’éthique)
Editions Gallimard – La Pléiade – 1988 – page 529
Mots clefs : plaisir, sagesse

1390 – Le suprême orgueil ou la suprême dépréciation de soi sont la suprême ignorance de soi.
Baruch SPINOZA (L’éthique)
Editions Gallimard – La Pléiade – 1988 – page 536
Mots clefs : dépréciation de soi, ignorance de soi, orgueil

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