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23.10.2007
Citations-1461à1470- Faure, Wilde, Giroud
Elie FAURE, truffé d'un peu d'Oscar WILDE et de Françoise GIROUD...
1461 – Toutes les fois que [l’ouvrier] croit s’être trompé, un désir vivant s’éveille en lui, qui le pousse à de nouvelles créations. Au fond, tout écrivain n’écrit qu’un livre, tout peintre ne peint qu’un tableau. Chaque oeuvre nouvelle est destinée, dans l’esprit de son auteur, à corriger la
précédente, à achever une pensée qui ne s’achèvera pas.
Elie FAURE (Histoire de l’Art – tome I)
Club français du livre – 1972 – page 19
Mots clefs : création, écrivain, oeuvre, peintre, pensée
1462 – Toutes les femmes deviennent comme leur mère. Voilà leur drame. Les hommes ne le deviennent jamais. Voilà le leur.
Oscar WILDE (L’importance d’être Constant)
Mots clefs : femme, homme, mère
1463 – On ne s’imagine pas davantage vieux qu’on se souvient d’avoir été jeune.
Françoise GIROUD (dans le « Nouvel Observateur » - Avril 1993)
Mots clefs : jeunesse, vieillesse
1464 – L’historien doit être partial. L’historien qui se dit un « savant » profère une simple sottise. Je ne connais pas, lui non plus, d’instrument de mesure qui lui permette de graduer l’importance respective de Léocharès et de Phidias, de Bernin et de Michel-Ange.
Elie FAURE (Histoire de l’Art – tome I)
Club français du livre – 1972 – page 20
Mots clefs : Bernin, historien, partialité, Phidias, Léocharès, Michel-Ange
1465 – Non seulement l’art est utile, mais il est, sans doute aucun, la seule chose qui soit réellement utile à nous tous, après le pain.
Elie FAURE (Histoire de l’Art – tome I)
Club français du livre – 1972 – page 21
Mots clefs : art, nourriture
1466 – Une civilisation, c’est un phénomène lyrique, et c’est par les monuments qu’elle élève et laisse après elle que nous en apprécions la qualité et la grandeur. Elle est d’autant mieux définie qu’elle s’impose à nous selon un style plus impressionnant, plus vivant, plus cohérent et plus durable. Ce que la presque unanimité des hommes entend par « civilisation » à l’heure actuelle n’a rien à voir avec cela. L’outil industriel – chemin de fer, machine, électricité, télégraphe – n’est qu’un outil, un outil que des peuples entiers peuvent employer pour des fins immédiates et matériellement intéressées sans que cet emploi ouvre en eux les sources profondes de l’attention, de l’émotion, de la passion de comprendre et du don d’exprimer qui mènent seules au grand style esthétique où communie un moment une race avec l’esprit universel. De ce point de vue, par exemple, l’Egypte d’il y a cinq mille ans, la Chine d’il y a cinq siècles sont plus civilisées que l’Amérique actuelle dont le style est encore à naître. Et le Japon d’il y a cinquante ans est plus civilisé que le Japon d’aujourd’hui. Il est même possible que l’Egypte constitue, et par la solidarité, l’unité, la variété disciplinée de sa production artistique, l’énorme durée et la puissance soutenue de son effort, la plus grande civilisation qui ait encore paru sur terre, et que toutes les manifestations dites civilisées depuis elle, ne soient que des formes de dissolution et de dissociation de son style.
Elie FAURE (Histoire de l’Art – tome I)
Club français du livre – 1972 – page 22
Mots clefs : Amérique, Chine, civilisation, Egypte, esprit universel, Japon, monuments, style
1467 – L’art est un éclair d’harmonie conquis par un peuple ou un homme sur l’obscurité ou le chaos qui le précèdent, le suivent, l’entourent nécessairement. Et Prométhée est condamné à ne
saisir le feu que pour illuminer une seconde la plaie vive de son flanc et le calme de son front.
Elie FAURE (Histoire de l’Art – tome I)
Club français du livre – 1972 – page 22
Mots clefs : art, harmonie, Prométhée
1468 – Au début, tout pour le primitif est naturel, et le surnaturel n’apparaît qu’avec le savoir. La religion, dès lors, c’est le miracle, c’est ce que l’homme ne sait pas, n’a pas encore atteint, et, plus tard, dans les formes épurées, ce qu’il veut savoir et atteindre, son idéal.
Elie FAURE (Histoire de l’Art – tome I)
Club français du livre – 1972 – page 30
Mots clefs : religion, savoir, surnaturel
1469 – Un peuple est comme un homme. Quand il a disparu, rien ne reste de lui, s’il n’a pris soin de laisser son empreinte sur les pierres du chemin.
Elie FAURE (Histoire de l’Art – tome I)
Club français du livre – 1972 – page 33
Mots clefs : empreinte, monuments, peuple
1470 – Parce que la religion maintient le peuple dans la servitude, cela ne veut point dire que le peuple en veuille à la religion : elle libère ses dons instinctifs, au contraire, en prenant sur elle et pour elle le fardeau redoutable de commander et de choisir.
Elie FAURE (Histoire de l’Art – tome I)
Club français du livre – 1972 – page 37
Mots clefs : liberté, religion, servitude
16:45 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Parce que la religion maintient le peuple dans la servitude,.Citations très juste à laquelle il faut ajouter maintenant ,nos politiques.Laissant le peuple de plus en plus frustré et à la limite de la survie.Bonne soirée.J'aime bien ces citations
Ecrit par : heraime | 23.10.2007


