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17.11.2007
Citations-1571à1580- Grass, E.Badinter, Stoltenberg, Camon, Mailer, Raynaud, Ricoeur
1571 – « Qu’est-ce qu’un homme ? Un lieu de fâcheuse souffrance,
Un jouet de fortune, un feu-follet du temps,
Un théâtre d’angoisse et de désespérance,
Une neige bientôt fondue, un cierge éteint... »
Günter GRASS (Le Turbot) – cité par E.Badinter
Editions du Seuil – Points – 1977 – page 238
Mot clef : homme
1572 – L’un d’entre [les écoféministes] suggère que la « sympathie que beaucoup de femmes ressentent pour les animaux est due au fait qu’ils sont, les unes et les autres victimes des hommes ». Elisabeth BADINTER (XY – De l’identité masculine)
Editions Odile Jacob – 1992 – page 47
Mots clefs : animal, femme, homme
1573 – L’homosexualité n’est évidemment pas un avantage, mais il n’y a là rien dont on doive avoir honte, ce n’est ni un vice, ni un avilissement et on ne saurait la qualifier de maladie ; nous la considérons comme une variation de la fonction sexuelle, « provoquée par un certain arrêt du développement sexuel ».
Elisabeth BADINTER (XY – De l’identité masculine)
Editions Odile Jacob – 1992 – page 162
Mot clef : homosexualité
1574 – Weininger s’est employé à montrer tout ce qui rapproche le féminin de l’esprit juif – deux composantes de sa personne – pour les envelopper dans un même rejet. A côté de propos tout à fait délirants "Sexe et caractère " suggère une explication de l’antisémitisme qui s’applique en tout point à la misogynie : « De même qu’on AIME en autrui ce qu’on voudrait être, on HAIT ce qu’on ne voudrait pas être. On ne hait que ce dont on est proche, et l’autre n’est en ce cas qu’un révélateur. Celui qui hait l’âme juive la hait tout d’abord en lui-même : s’il la traque chez autrui, ce n’est que pour se donner l’illusion d’en être libre ».
Elisabeth BADINTER (XY – De l’identité masculine)
Editions Odile Jacob – 1992 – page 187
Mots clefs : amour, antisémitisme, femme, haine, juif, misogynie, Weininger
1575 – Rien n’est moins un instrument d’extase et n’est plus un instrument d’oppression que le pénis.
John STOLTENBERG (cité par E.Badinter dans « XY »)
Editions Odile Jacob – 1992 – page 189
Mot clef : pénis
1576 – S’il est difficile d’être une femme, il est impossible d’être un homme.
Ferdinando CAMON (cité par E.Badinter dans « XY »)
Editions Odile Jacob – 1992 – page 190
Mots clefs : femme, homme
1577 – Etre un homme est la bataille sans fin d’une vie.
Norman MAILER (cité par E.Badinter dans « XY »)
Editions Odile Jacob – 1992 – page 196
Mot clef : homme
1578 – C’est du côté de la femme que la puissance sexuelle est fondée en vérité. Car le vrai phallus n’est pas le frêle pénis qui ne se dresse fièrement que s’il est mis en confiance, qu’il faut bichonner avec sollicitude pour qu’il consente à l’expulsion de son petit trésor blanchâtre ; le vrai phallus infatigable et toujours vaillant, c’est le sexe de la femme.
Emmanuel RAYNAUD (cité par E.Badinter dans « XY »)
Editions Odile Jacob – 1992 – page 209
Mots clefs : femme, homme, pénis, phallus, puissance sexuelle, sexe
1579 – Il est temps de dire à nos fils que Terminator, loin d’être un surhomme, en est une parodie misérable. Il est surtout grand temps de faire l’éloge des vertus masculines qui ne s’acquièrent ni passivement, ni facilement, mais se disent en termes d’efforts et d’exigences. Elles s’appellent maîtrise de soi, volonté de se surpasser, goût du risque et du défi, résistance à l’oppression... Elles sont les conditions de la création, mais aussi de la dignité. Elles appartiennent à tout être humain au même titre que les vertus féminines. Celles-ci conservent le monde, celles-là en font reculer les limites. Loin d’être incompatibles, elles sont indissociables pour prétendre au titre d’humain.
Elisabeth BADINTER (XY – De l’identité masculine)
Editions Odile Jacob – 1992 – pages 276/277
Mots clefs : création, dignité, humanité, surhomme, Terminator, vertu
1580 – L’épreuve à laquelle a été soumise l’idée de bonheur au crible de l’idée de justice conduit à tenir les états de bonheur pour des états aléatoires, donnés par-dessus le marché. Dans quelle langue parlerons-nous de ces états furtifs de bonheur ? Si ce n’est ni dans celle de la morale, ni dans celle de la politique, ne serait-ce pas dans celle de la poésie ? « Heureux celui qui... ». Peut-être seule la lyrique est-elle à la mesure de ces états fugitifs.
Paul RICOEUR (dans le Monde daté du 5 novembre 1993)
Mots clefs : bonheur, justice, lyrique, poésie
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