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19.12.2007

Citations-1731à1740- Vergely, Poirot-Delpech, Bosquet, Lehn, Ouaknin

Pêle-mêle, Bertrand VERGELY, Bernard POIROT-DELPECH, Alain BOSQUET, Jean-Lehn LEHN, Marc-Alain OUAKNIN






1731 – Sous toutes ses formes, l’impatience est, derrière le refus du temps, un refus de l’Autre et un asservissement aux pulsions du même.
Bertrand VERGELY (Le retournement du mal - dans « La Patience »)
Editions Autrement – Série Morales – 1992 – page 30
Mots clefs : autre, impatience, temps

1732 – Est-ce être un « homme pressé », tyrannique et ambitieux, que de vouloir goûter les choses ici et maintenant, et non ailleurs et plus tard ? Qui est le plus tyrannique ? Celui qui, refusant de sacrifier le présent à un avenir idéal, finit par faire vivre un bonheur d’exister à force de cueillir les plaisirs immédiats ? Ou celui qui, à force de sacrifier le présent à un avenir idéal et grandiose, finit par faire désespérer du bonheur à force de ne jamais risquer une joie immédiate.
Bertrand VERGELY (Le retournement du mal - dans « La Patience »)
Editions Autrement – Série Morales – 1992 – page 31
Mots clefs : avenir, bonheur, joie, présent, pressé

1733 – Décortiquer les mots – on appelle ça la philologie – mène [...] au pire. Ne s’explique bien que ce qui va de soi ; et ce qui va de soi, s’en méfier comme de la peste.
Bertrand POIROT-DELPECH (dans le Monde daté du 20 avril 1994)
Mots clefs : évidence, mot, philologie

1734 – Demain sans moi / Cet univers sera ce qu’il est avec moi.
Alain BOSQUET (cité dans « le Monde » daté du 22 avril 1994)
Mots clefs : individu, humanité, univers

1735 – Le risque apparaît avec la vie. Le risque zéro n’existe pas, sinon dans un monde mort.
Jean-Marie LEHN (dans « le Monde » daté du 27 avril 1994)
Mots clefs : mort, risque, vie

1736 – Trop céder à la patience, c’est céder à son hypnose et à la douceur exquise et vénéneuse qui ne laisse apercevoir que trop tard, quand tout est consommé, que le néant est la seule chose qui se fasse toute seule.
Bertrand VERGELY (Le retournement du mal - dans « La Patience »)
Editions Autrement – Série Morales – 1992 – pages 32-33
Mots clefs : néant, patience

1737 – « La rose est sans pourquoi » disait Angelus Silesius, et l’homme serait bien avisé de se faire quelque part rose car, cessant d’attendre le salut venant d’un Dieu, il renouerait alors avec sa propre humanité à travers une sagesse lui faisant découvrir le don de l’émerveillement dans la vertu du désespoir [...].
Bertrand VERGELY (Le retournement du mal - dans « La Patience »)
Editions Autrement – Série Morales – 1992 – page 35
Mots clefs : désespoir, dieu, homme, humanité, rose, sagesse, salut, Silesius

1738 – Un malaise, une solitude ne sont pas forcément négatifs car, passé le cap d’un certain vide où l’on se sent abandonné, on finit par découvrir en soi des forces insoupçonnées. Privé au contraire de cette confrontation avec soi qu’engendre le vide, on demeure à jamais coupé de la possibilité qui était offerte de pouvoir découvrir un surcroît de forces cachées. Le désespoir, à cet égard, comme la mort de Dieu ne sont pas dépourvus d’effets thérapeutiques. Pour terrifiant qu’il puisse paraître, l’abandon est nécessaire si l’on veut apprendre à marcher seul. On découvre son potentiel vital quand on sait que personne ne viendra à notre aide pour vivre à notre place.
Bertrand VERGELY (Le retournement du mal dans « La Patience »)
Editions Autrement – Série Morales – 1992 – page 36
Mots clefs : abandon, désespoir, dieu, force, potentiel, solitude, vide

1739 – Il y a dans l’impatience une vertu qui conduit à réhumaniser celle-ci, quand les hommes sont tentés de se fabriquer des sagesses dans lesquelles il s’agit de trouver une paix qui ressemble à un oubli, en se désincarnant et en se fondant dans un cosmos immuable et divin.
Bertrand VERGELY (Le retournement du mal - dans « La Patience »)
Editions Autrement – Série Morales – 1992 – page 41
Mots clefs : cosmos, impatience, oubli, paix, sagesse

1740 – La question essentielle n’est pas « qu’est-ce que l’interprétation [du Talmud] ? » mais « pourquoi y a-t-il interprétation ? »
Il y a interprétation pour montrer que « contrairement aux prétentions de l’idéologie, le sens se construit patiemment, qu’il ne s’identifie pas à une vérité toute faite qu’il suffirait de s’approprier une fois pour toutes et d’imposer aux autres » [...]. Il y a interprétation pour rappeler qu’aucune parole ne peut se faire imposition, dogme ou vérité. Il y a interprétation pour que le Texte – quel qu’en soit le lieu théologique – ne se transforme pas en idole. Il y a interprétation, enfin, pour découvrir les immenses dangers de l’idée de vérité.
Marc-Alain OUAKNIN (Un voyage au paradis - dans « La Patience »)
Editions Autrement – Série Morales – 1992 – page 59
Mots clefs : dogme, idéologie, idole, interprétation, Talmud, texte, vérité

Commentaires

Bonsoir Gilles

Je comprends rien. Est-ce grave ? Peut-être une légère fatigue passagère ; ça ira mieux l'année prochaine c'est sûr !

Bonnes Fêtes de fin d'année à vous. Monique

P.S - 1740 - Ah celle-là que je viens de lire me redonne la pêche ; ça va mieux.
Merci

Ecrit par : monique | 19.12.2007

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