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26/04/2018

4241 à 4250 - F.Dostoïevski

4241 - - Oui, j'aime la vie; pourquoi?

    • Mais vous êtes décidé à vous brûler la cervelle.

    • - Eh bien? Quel rapport y a-t-il? La vie est une chose, la mort en est une autre. La vie existe, et la mort n'existe pas.

    • Vous croyez donc maintenant à la vie future éternelle?

    • Non, pas à la vie future éternelle, mais à la vie éternelle ici même. Il est des instants, vous arrivez à des instants où le temps s'arrête soudain et le présent devient éternité.

    Fiodor DOSTOIEVSKI (Les Démons)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1955 – page 250

 Mots clefs: éternité, mort, présent, suicide, vie

 

4242 - - […] Tout est bien.

    • Tout?

      - Tout. L'homme est malheureux parce qu'il ne sait pas qu'il est heureux. Uniquement pour cela. Tout est là. Absolument tout. Celui qui le saura, deviendra aussitôt heureux, à l'instant même. […] Voilà toute l'idée, l'idée toute entière, et il n'y en a pas d'autre.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les Démons)

  Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1955 – page 251

 Mots clefs: bonheur, malheur

 

4243 - - […] Le but de tout peuple,à chaque période de son histoire, c'est uniquement la recherche de Dieu, de son Dieu, de son Dieu à lui, en qui il croit comme en l'unique et le seul vrai. Dieu est la personnalité synthétique du peuple tout entier, du début de son histoire et jusqu'à sa fin. Toujours et partout chaque peuple eut son propre Dieu, et jamais encore tous les peuples ou plusieurs peuples n'eurent le même Dieu, commun à tous. Quand les peuples commencent à avoir des dieux communs, c'est signe de mort pour ces peuples. Quand les dieux deviennent communs à plusieurs peuples, les Dieux meurent, ainsi que les peuples et leur foi.

    Fiodor DOSTOIEVSKI (Les Démons)

  Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1955 – page 265

 Mots clefs: dieux, foi, peuple, religion

 

4244 - - Les Grecs ont divinisé la nature et ont légué au monde leur religion, c'est à dire la philosophie et la science. Rome a divinisé le peuple dans l'État et a légué aux peuples l'idée de l'État. La France, incarnation du Dieu romain, n'a fait, tout au long de son histoire, que développer l'idée de ce Dieu romain, et si elle a fini par le jeter à bas et s'est précipitée elle-même dans l'athéisme, qui s'intitule là-bas provisoirement le socialisme, c'est uniquement parce que l'athéisme est, malgré tout, plus sain que le christianisme romain.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les Démons)

  Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1955 – pages 227/228

 Mots clefs: athéisme, christianisme, dieu, État, Grec, religion, Rome, socialisme

 

4245 – Pour faire un civet, il faut un lièvre, pour croire en dieu, il faut un Dieu.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les Démons)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1955 – page 267

 Mots clefs: civet, Dieu, lièvre

 

4246 - - Ils sont dans le vrai donc ceux qui prétendent que la moitié de la vie humaine est déterminée par les habitudes acquises au cours de la première..

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les Démons)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1955 – page 279

 Mots clefs: habitude, jeunesse, vieillesse

 

4247 - - « Il faut être véritablement un très grand homme pour savoir résister même au bon sens ». Voilà!

    • Ou bien un imbécile.

    • Soit, si vous voulez.

 

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les Démons)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1955 – pages 227/228

 Mot clef: sens (bon - )

 

4248 - - […] Il y a dans la charité quelque chose qui pervertit pour toujours celui qui l'accepte.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les Démons)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1955 – pages 227/228

 Mot clef: charité

 

4249 - - En général, dans tout malheur qui atteint notre prochain,, il y a toujours quelque chose de réjouissant pour nous.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les Démons)

  Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1955 – pages 227/228

 Mots clefs: malheur, prochain, réjouir (se -)

 

4250 - - […] Et que me disiez-vous de l'aumône? Or le plaisir que procure l'aumône est un plaisir orgueilleux, immoral, il permet au riche de jouir de sa richesse, de son pouvoir, en les comparant à la faiblesse du pauvre. L'aumône déprave aussi bien celui qui donne que celui qui reçoit, et de plus elle n'atteint pas son but, car elle multiplie la misère.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les Démons)

  Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1955 – pages 359/360

 Mots clefs: aumône, faiblesse, misère, pauvre, pouvoir, richesse

19:33 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

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