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31/07/2018

Bonjour

- Alors… allons… ce n’est pas mal. Vous avez terminé vos études; quelle carrière voulez-vous suivre ?

- Je voudrais devenir avocat, monsieur l’inspecteur.

- Avocat ! fit-il. Alors mon ami, il faut faire comme vos camarades, il faut crier ; quand on crie, on ne s’entend pas, et c’est un grand avantage qu’on se donne sur les autres.

ERCKMANN-CHATRIAN (Les années de collège de Maître Noblet)

   Jean-Jacques Pauvert, éditeur – 1963 – pages 519/520

Voir Résonance n°3239

30/07/2018

Bonjour

  – Pauvre nature humaine, que tu es loin de la perfection, et qu’on a besoin de te bonifier ! Malheureusement personne ne s’occupe de cela dans nos collèges ; le grec et le latin prennent tout le temps des professeurs. Un petit cours de morale et d’humanité trouverait pourtant bien là sa place ; mais la grande affaire est de bâcler des bacheliers qui deviendront ensuite ce qu’ils pourront.

    ERCKMANN-CHATRIAN (Les années de collège de Maître Noblet)

            Jean-Jacques Pauvert, éditeur – 1963 – page 469

 Voir Résonance n° 3236

29/07/2018

4311 à 4320 - S.Zweig

4311 – Le spectacle d'une cérémonie de mariage exerce toujours un étrange effet sur les jeunes filles car ce grand moment provoque une secrète solidarité féminine qui vient du fond de l'âme.

     Stefan ZWEIG (Impatience du cœur)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – t. 2 - 2013 – page 611

 Mots clefs: cérémonie, fascination, fille (jeune - ), mariage, solidarité

 

4312 - Au début, la pitié - comme la morphine – soulage le malade, est un remède, une médication, mais si l'on ne sait pas la doser, et en arrêter l'utilisation, elle devient un poison mortel. Les premières injections font du bien, calment et dissipent la douleur. Mais l'organisme - le corps aussi bien que l'âme – possède une fâcheuse propriété d'accoutumance; de même que les nerfs réclament une dose toujours accrue de morphine,, le sentiment réclame de plus en plus de pitié, et finalement plus qu'on ne peut en donner. Vient immanquablement, dans un cas comme dans l'autre, le moment où il faut dire « non » sans se préoccuper de savoir si l'autre nous voue de la haine plus féroce pour ce dernier refus que si nous ne lui avions jamais accorder notre aide.

    Stefan ZWEIG (Impatience du cœur)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – t. 2 - 2013 – page 611

 Mots clefs: addiction, âme, corps, dose, drogue, manque, morphine, pitié, poison, sentiment

 

4313 – Pour la première fois je commence à comprendre que l'on se rend coupable du pire non pas tant par méchanceté, par brutalité que, presque toujours, par veulerie.

     Stefan ZWEIG (Impatience du cœur)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – t. 2 - 2013 – page 655

 Mots clefs: brutalité, culpabilité, méchanceté, veulerie

 

4314 - C'est en cet instant que je commençai peu à peu à découvrir (chose que la littérature passe le plus souvent sous silence) que justement ces femmes laissées-pour-compte, ces stigmatisées, les laides, les fanées, les étiolées, les exclues, désirent avec une violence beaucoup plus passionnée, plus dangereuse que celles qui jouissent de la santé, qu'elles aiment d'un amour fanatique, d'un amour fatal, ténébreux et qu'aucune passion au monde n'est plus exigeante, plus désespérée que la passion, sans issue, sans espoir, de ces mal-aimées de Dieu auxquelles seul un amour partagé peut faire éprouver comme justifiée leur existence sur terre.

    Stefan ZWEIG (Impatience du cœur)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – t. 2 - 2013 – page 676

 Mots clefs: amour (- fatal), fille (vieille - ), mal-aimé, passion

 

4315 - […] c'est comme un geste atavique, la femme a pour réaction première de se refuser, et même quand elle repousse le désir le plus ardent, on ne peut la dire inhumaine. Mais il n'est rien de plus funeste que la situation inverse, quand une femme passe outre à sa pudeur en aimant un homme au point de lui dévoiler sa passion et de lui offrir son amour sans assurance de réciprocité, et que lui, l'homme courtisé, répond par la roideur et le rejet!

    Stefan ZWEIG (Impatience du cœur)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – t. 2 - 2013 – page 683

 Mots clefs: amour, atavique, désir, femme, froideur, homme, passion, rejet

 

4316 - {…] la pire violence, la plus imparable que puisse éprouver un homme, c'est d'être aimé contre son gré, le comble des tourments: se sentir coupable sans avoir commis de faute.

     Stefan ZWEIG (Impatience du cœur)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – t. 2 - 2013 – page 684

 Mots clefs: amour ( - contrarié), culpabilité, homme, refus, violence

 

4317 - - […] Quiconque un jour a été blessé par le destin reste à jamais vulnérable.

     Stefan ZWEIG (Impatience du cœur)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – t. 2 - 2013 – page 739

 Mots clefs: blessure, destin, vulnérable

 

4318 - - On ne peut pas porter secours à tous...

          - Du moins faut-il essayer […]. C'est pour cela que nous sommes sur terre. C'est le seul but de la vie.

     Stefan ZWEIG (Impatience du cœur)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – t. 2 - 2013 – page 742

 Mots clefs: altruisme, but ( - de la vie), secours

 

4319 – C'est toujours d'une prouesse physique que provient la confiance en soi.

     Stefan ZWEIG (Impatience du cœur)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – t. 2 - 2013 – page 757

 Mots clefs: confiance ( - en soi), prouesse ( - physique)

 

4320 – Comme personne ne me rappelait plus ma faute, déjà je l'oubliais moi-même. Car le cœur est capable d'oublier vite et bien ce qu'il a grand besoin d'oublier.

     Stefan ZWEIG (Impatience du cœur)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – t. 2 - 2013 – page 822

 Mots clefs: faute, oubli

 

20:00 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0)

Bonjour

  – La recherche de la perfection est une des formes de la solitude.

      Catherine ORBAN (Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête… et par beau temps aussi)

 Voir Résonance n° 3233

28/07/2018

Bonjour

  – La vie n’est pas étanche, le présent est toujours imprégné du passé. L’homme nouveau n’existe pas. L’homme du présent est toujours la somme des hommes qu’il a été.

Catherine ORBAN (Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête… et par beau temps aussi)

    Éditions Albin Michel – 2007 – page 66

  Voir Résonance n° 3229

 
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