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21/01/2018

Bonjour

 – Loin d’être une activité indépendante du reste de l’existence quotidienne, la sexualité est le miroir, sans doute le moins déformant d’un être. Elle reflète l’image qu’il a de son partenaire, la valeur qu’il lui attribue, le respect ou le manque de respect qu’il lui manifeste, et la peur, peut-être, qu’il lui inspire. Au lit, comme dans la vie, on se conduit selon les normes et les mœurs en usage dans la collectivité à laquelle on appartient. Le comportement sexuel n’est jamais que la manifestation d’une façon d’être beaucoup plus générale.

 

    Maurice T.MASCHINO (dans le Nouvel Observateur daté du 22 janv.1998)

 

  Voir Résonance n° 2595

03/12/2017

4161 à 4170 - A.Baricco

4161 - « (…) Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s'étaient établis à Rouen. — Voilà la troisième fois que j'en vois — Et toujours avec un nouveau plaisir. L'admirable, c'est qu'ils excitaient la Haine des bourgeois, bien qu'inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sous — Et j'ai entendu de jolis mots à la Prud'homme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d'ordre. C'est la haine que l'on porte au Bédouin, à l'Hérétique, au Philosophe, au solitaire, au poète, à l'artiste — Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m'exaspère — Il est vrai que beaucoup de choses m'exaspèrent. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire,son bâton.(…)»

     Gustave FLAUBERT (Correspondance - Lettre à G. Sand, 12 juin 1867)

   Éditions Gallimard - Coll. La Pléiade - T.5 - pages 653-654

 Mots clefs: Bohémien, bourgeois, haine, indignation, minorité, ordre (gens d'-), xénophobie

4162 – On croit que c'est autre chose qui sauve les gens: le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie. Si tu marches avec eux, tu seras sauvés.

    Alessandro BARICCO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – page 103

 Mots clefs: beauté, désir, devoir, honnêteté, justice, salut

 

4163 – Mais surtout, la mer appelle. Tu le découvriras, Elisewin. Elle ne fait que ça au fond: appeler. Jamais elle ne s'arrête, elle pénètre en toi, elle te reste collée après. C'est toi qu'elle veut. Tu peux faire comme si de rien n'était, c'est inutile. Elle continuera de t'appeler.

     Alessandro BARICCO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – page 104

 Mots clefs: appel, mer

 

4164 – Elles font des choses quelquefois, les femmes, ça vous tue. Toi, même dans une vie entière, tu ne serais pas capable un seul instant d'avoir cette légèreté qu'elles ont, elles, quelquefois. Elles sont légères de l'intérieur. De l'intérieur.

     Alessandro BARICCO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – page 149

 Mots clefs: femme, légèreté

 

4165 – Elle marchait, et elle savait vers quoi. C'était là l'important. Une sensation merveilleuse. Quand le destin finalement s'entrouvre, et devient chemin visible, trace indéniable, et direction certaine. Le temps interminable de l'approche. Ce moment où l'on accoste. On voudrait qu'il ne finisse jamais. Le geste de s'en remettre au destin. C'est une émotion, ça. Plus de dilemmes, plus de mensonges. Savoir où. Et y aller. Quel qu'il soit ce destin.

    Alessandro BARICCO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – pages 175/176

 Mots clefs: but, certitude, chemin, destin

 

4166 - […] afin que nul n'oublie qu'on n'est jamais assez loin pour ne pas se trouver, jamais – jamais assez loin – pour ne pas se trouver – ils l'étaient, ces deux-là, loin, plus loin l'un de l'autre que quiconque, et à présent – elle crie la voix d'Elisewin […] et il pleure.

     Alessandro BARICCO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – page 178

 Mots clefs: amour, éloignement, proximité

 

4167 - […] dans les bras d'une femme les chemins qu'on finit par prendre sont biscornus, tu ne les comprends pas toi-même, et au moment où il faudrait tu ne peux pas les raconter,, tu n'as pas les mots pour le faire, des mots qui sonnent bien, là, entre ces baisers, sur cette peau, des mots justes il n'y en a pas, tu as beau chercher dans tout ce que tu es et tout ce que tu as ressenti, tu ne les trouve pas, ils n'ont jamais la bonne musique, c'est la musique qui leur manque, là, entre ces baisers, et sur cette peau, c'est une histoire de musique. Alors, tu parles, tu dis quelque chose, mais c'est misérable.

     Alessandro BARICCO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – pages 179/180

 Mots clefs: amour, baiser, communication, justesse ( - des mots), mot, musique, peau

 

4168 - - Vous savez-quoi? J'aurais cru que les amiraux, on les trouvaient sur la mer...

           - Et moi j'aurai cru que les curés, on les trouvaient dans les églises.

           - Oh, c'est à dire, vous savez, Dieu est partout...

           - La mer aussi, mon père. La mer aussi.

     Alessandro BARICCO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – page 188

 Mots clefs: amiral, curé, Dieu, église, mer

 

4169 - […] elle apprit que parmi toutes les vies possibles, il faut en choisir une à laquelle s'ancrer, pour pouvoir contempler, sereinement, toutes les autres.

     Alessandro BARICCO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – page 188

 Mots clefs: choix (- de vie), vie

 

4170 – Une route à l'intérieur, tout le monde en a une, ce qui facilite, il faut bien le dire, la tâche de notre voyage, et quelquefois, mais pas souvent, la complique.

     Alessandro BARICCO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – page 195

 Mots clefs: route ( - de vie), vie, voyage

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30/11/2017

4151 à 4160 - F.Dostoïevski, V.Hugo, A.Barrico

4151 - - Maintenant il n'y a plus que des spécialistes, qui font de la publicité. Pour une maladie du nez, on vous envoie à Paris, chez un grand spécialiste. Il vous examine le nez. « Je ne puis, dit-il, guérir que la narine droite, car je ne traite pas les narines gauches, ce n'est pas ma spécialité. Allez à Vienne, il y a un spécialiste pour les narines gauches. »

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 670

 Mots clefs: malade, médecin, spécialiste (médecin - )

 

4152 - - Une jeune Normande, une blonde de vingt ans, arrive chez un vieux Père. Une beauté, un corps à faire venir l'eau à la bouche. Elle s'agenouille, murmure son péché à travers le grillage. « Comment, ma fille, vous voilà retombée?... O Sancta Maria, qu'entends-je, c'est déjà un autre. Jusqu'à quand cela durera-t-il; n'avez-vous pas honte? - Ah! Mon Père, répond la pécheresse éplorée, ça lui a fait tant de plaisir et à moi si peu de peine. » Considère cette réponse! C'est le cri de la nature elle-même, cela vaut mieux que l'innocence!

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 676

 Mots clefs: amour (- physique), innocence, nature, péché, plaisir

 

4153 - - Qui ne désire pas la mort de son père?

- Avez-vous votre raison? Ne put s'empêcher de dire le président.

- Mais oui, j'ai ma raison... Une raison vile comme la vôtre, comme celle de tous ces … museaux! - Il se tourna vers le public. - Ils ont tué leurs pères et simulent la terreur, dit-il avec mépris en grinçant des dents. Ils font des grimaces entre eux. Les menteurs! Tous désirent la mort de leurs pères.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 715

 Mots clefs: mensonge, mort (- du père), père

 

4154 - […] un gâteau dans la main d'autrui paraît toujours plus grand qu'il n'est en réalité.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 762

 Mots clefs: envie, gâteau, jalousie, voisin

 

4155 – Sachez qu'il n'y a rien de plus noble, de plus fort, de plus sain et de plus utile dans la vie qu'un bon souvenir, surtout quand il provient du jeune âge, de la maison paternelle. […] si l'on fait provision de tels souvenirs pour la vie, on est sauvé définitivement.

    Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – pages 808/809

 Mots clefs: famille, maison ( - paternelle), salut, souvenir

 

4156 – Un seul esclave sur la terre suffit pour déshonorer la liberté de tous les hommes.

    Victor HUGO (lettre à M. Octave Giraud - 17/1/1862 )

   (entendu sur France Inter )

Mots clefs: esclavage, liberté

 

4157 - - Vous l'emmènerez à Daschenbach, c'est une plage idéale pour les bains à la lame. Trois jours. Une immersion le matin et une l'après-midi. […]

- Elle en mourra, dit-il.

- C'est possible. Mais très improbable.

Seuls les grands docteurs savent être à ce point cynique dans l'exactitude.

     Alessandro BARRICO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – page 62

 Mots clefs: balnéothérapie, cynisme, docteur, exactitude, médecin

 

4158 – Il aurait pu se passer n'importe quoi, à cet instant-là.

Vraiment, il y a des instants où l'enchaînement logique omniprésent des causes et des effets craque, pris au dépourvu par la vie même, et descend dans la parterre, se mêlant au public,, laissant sur scène, sous les projecteurs d'un liberté vertigineuse et soudaine, une main invisible pêcher dans le giron illimité du possible, et, entre des millions de choses, n'en laisser advenir qu'une seule.

     Alessandro BARRICO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – page 64/65

 Mots clefs: hasard, imprévisible, liberté, possible

 

4159 - Langlais n'était pas médecin et n'avait jamais sauvé personne. Mais sa propre vie lui avait appris le pouvoir thérapeutique imprévisible de l'exactitude . Lui-même se soignait, on pouvait le dire, exclusivement à l'exactitude. Elle était le médicament qui, dissous dans chaque gorgée de sa vie, maintenait éloigné de lui le poison de l'égarement.

    Alessandro BARRICO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – pages 79/80

 Mots clefs: égarement, exactitude, médicament

 

4160 - - Elle n'a pas de mur, Tombouctou, parce que là-bas ils pensent, depuis toujours, que sa beauté suffirait à elle seule, pour arrêter n'importe quel ennemi.

     Alessandro BARRICO (Océan mer )

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 2008 – page 81

 Mots clefs: beauté, Tombouctou

 

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26/11/2017

4141 à 4150 - F.Dostoievski

4141 – […] dans certains cas il est plus honorable de céder à un entraînement déraisonnable, provoqué par un grand amour, que d'y résister. A plus forte raison dans la jeunesse, car selon moi un jeune homme constamment judicieux ne vaut pas grand chose.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 365

 Mots clefs: amour, entraînement, jeunesse, raisonnable

 

4142 - […] j'ai appris que non seulement il est impossible de vivre en se sentant malhonnête, mais aussi de mourir avec ce sentiment-là... Il faut être honnête pour affronter la mort.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 517

 Mots clefs: honnêteté, malhonnêteté, mort, remords

 

4143 - - […] Tu as remarqué comme les chiens se flairent en s'abordant? C'est là chez eux, une loi générale de la nature.

          - Oui, une loi ridicule.

          - Mais non, tu as tort. Il n'y a rien de ridicule dans la nature, quoi qu'en pense l'homme avec ses préjugés. Si les chiens pouvaient raisonner et critiquer,, ils trouveraient sûrement autant de ridicule, sinon davantage, dans las rapports sociaux de leurs maîtres, sinon davantage, je le répète, car je suis persuadé qu'il y a bien plus de sottises chez nous.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – pages 549 / 550

 Mots clefs: animal, chien, éthologie, nature, rapports sociaux

 

4144 - - Mais, voyons, vous ne joueriez pas au cheval fendu?

           - Vous devez vous dire ceci, fit soudain Aliocha: les grandes personnes vont au théâtre , par exemple, où l'on représente aussi les aventures de différents héros, parfois aussi des scènes de brigandage et de guerre.; or n'est-ce pas la même chose, dans son genre bien entendu? Et quand les jeunes gens jouent à le guerre ou au voleur, durant la récréation, c'est aussi de l'art naissant, un besoin artistique qui se développe dans les jeune âmes, et parfois ces jeux sont plus réussis que les représentations théâtrales; la seule différence, c'est qu'on va au théâtre voir les acteurs, tandis que la jeunesse elle-même joue le rôle d'acteurs. Mais c'est tout naturel.

    Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 561

 Mots clefs: acteur, art, jeu, jeunesse, théâtre

 

4145 -  - Comment, est-ce que vous ne croyez pas en Dieu?

            - Je n'ai rien contre Dieu. Certainement, Dieu n'est qu'une hypothèse... mais... je reconnais qu'il est nécessaire à l'ordre... à l'ordre du monde et ainsi de suite... et s'il n'existait pas, il faudrait l'inventer, ajouta Kolia, en se mettant à rougir. […]

          J'avoue que toutes ces discussions me répugnent […]; on peut aimer l'humanité sans croire en Dieu, qu'en pensez-vous? Voltaire ne croyait pas en Dieu, mais il aimait l'humanité. [...]

           - Voltaire croyait en Dieu, mais faiblement, paraît-il, et il aimait l'humanité de la même façon […].

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 578

 Mots clefs: amour ( - de l'humanité), Dieu, foi, humanité, Voltaire

 

4146 - - […] j'ai lu récemment l'opinion d'un étranger, un Allemand établi en Russie, sur la jeunesse d'aujourd'hui: « Si vous montrez à un écolier russe, écrit-il, une carte du firmament dont il n'avait jusqu'alors aucune idée, il vous rendra le lendemain cette carte corrigée. » Des connaissances nulles et une présomption sans bornes, voilà ce que l'Allemand entendait reprocher à l'écolier russe.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 581

 Mots clefs: Allemand, écolier, russe

 

4147 - - Je ne mérite pas vos bienfaits, je suis insignifiant, larmoya Maximov. Prodiguez plutôt vos bontés à ceux qui sont plus nécessaires que moi.

            - Eh! Maximouchka, chacun est nécessaire, comment savoir qui l'est plus ou moins?

    Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 592

 Mots clefs: individu, insignifiance, nécessité

 

4148 - - A quoi bon vivre? Mieux vaut rêver. »

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 608

 Mots clefs: rêver, vivre

 

4149 - - Il y a des moments où l'homme aime le crime, proféra Aliocha d'un air pensif.

          - Oui, oui, vous avez exprimé mon idée; on l'aime, tous l'aiment, toujours, et non « par moments ». Savez-vous, il y a comme une convention générale de mensonge à cet égard, tous mentent depuis lors. Ils prétendent haïr le mal et tous l'aiment en eux-mêmes.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 610

 Mots clefs: crime, mal, mensonge

 

4150 - - Que Dieu te préserve, mon cher, de jamais demander pardon à la femme que tu aimes! Surtout à la femme que tu aimes, et quels que soient tes torts envers elle! Car la femme, frère, qui diable sait ce que c'est? […] Jamais un pardon franc, simple; elle commencera par t'humilier, t'avilir, elle te reprochera des torts imaginaires, et alors seulement te pardonnera. La meilleure d'entre elles ne te fera pas grâce des plus petites choses. Telle est la férocité de toutes les femmes sans exception, de ces anges sans lesquelles nous ne pourrions vivre.

    Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

  Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 623

 Mots clefs: ange, femme, férocité, pardon

 

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16/11/2017

4131 à 4140 - F.Dostoïevski

4131 – Toute la science du monde ne vaut pas les larmes des enfants. Je ne parle pas des souffrances des adultes, ils ont mangé le fruit défendu, que le diable les emporte! Mais les enfants!

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 262

 Mots clefs: enfant, larme, science

 

4132 - - J'ai dit une bêtise, mais...

           - Oui, mais... Sache, novice, que les bêtises sont nécessaires au monde; c'est sur elles qu'il est fondé: sans ces bêtises, il ne se passerait rien ici-bas.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 263

 Mots clefs: bêtise, monde

 

4133 - - […] il n'y a pas pour l'homme demeuré libre, de souci plus constant, plus cuisant que de chercher un être devant qui s'incliner.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 275

 Mots clefs: liberté, soumission

 

4134 - - […] le secret de l'existence humaine consiste, non pas seulement à vivre, mais encore à trouver un motif de vivre. Sans une idée nette du but de l'existence, l'homme préfère y renoncer et fût-il entouré de morceaux de pain, il se détruira plutôt que de demeurer sur terre.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 275

 Mots clefs: but (- de l'existence), existence, suicide, vide

 

4135 - - Comment peux-tu être plus que tous coupable devant tous? Il y a des assassins, des brigands; quels péchés as-tu commis pour t'accuser plus que tous?

          - Ma chère maman, ma joie adorée (il avait de ces mots caressants, inattendus), sache qu'en vérité chacun est coupable devant tous pour tous et pour tout. Je ne sais comment te l'expliquer, mais je sens que c'est ainsi, cela me tourmente. Comment pouvions-nous vivre sans savoir cela?

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 310

 Mots clefs: assassin, brigand, crime, culpabilité, humanité, péché

 

4136 – Je n'ai gradé que d'excellents souvenirs de la maison paternelle; ce sont pour l'homme les plus précieux de tous, pourvu que l'amour et la concorde règnent tant soit peu dans la famille. On peut même conserver un souvenir ému de la pire famille, si l'on a une âme capable d'émotion.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 312

 Mots clefs: amour, concorde, émotion, famille, maison ( - paternelle), souvenir

 

4137 - - Messieurs, m'écriai-je de tout cœur, regardez les œuvres de Dieu: le ciel est clair, l'air pur, l'herbe tendre, les oiseaux chantent dans la nature magnifique et innocente; seuls, nous autres, impies et stupides ne comprenons pas que la vie est un paradis, nous n'aurions qu'à vouloir le comprendre pour le voir apparaître dans toute sa beauté, et nous nous étreindrons en pleurant

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 322

 Mots clefs: beauté, humanité, impiété, nature, paradis, stupidité

 

4138 - - Partout de nos jours, l'esprit humain commence ridiculement à perdre de vue que la véritable garantie de l'individu consiste, non dans son effort isolé, mais dans la solidarité. Cet isolement terrible prendra certainement fin un jour, tous comprendront à la fois combien leur séparation mutuelle était contraire à la nature, tous s'étonneront d'être restés si longtemps dans les ténèbres, sans voir la lumière.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 326/327

 Mots clefs: individu, individualisme, isolement, nature, séparation, solidarité

 

4139 – Allez, dis-je, faites votre aveu. Tout passe, la vérité seule demeure.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 331

 Mots clefs: temps (fuite du - ), vérité

 

4140 - - On assure que le monde en abrégeant les distances, en transmettant la pensée dans les airs, s'unira toujours davantage, que la fraternité règnera. Hélas! Ne croyez pas à cette union des hommes. Concevant la liberté comme l'accroissement des besoins et leur prompte satisfaction, ils altèrent leur nature, car ils font naître en eux une foule de désirs insensés, d'habitude et d'imaginations absurdes.

     Fiodor DOSTOIEVSKI (Les frères Karamazov)

   Éditions Gallimard – Collection La Pléiade – 1952 – page 337

 Mots clefs: communication, fraternité, liberté, progrès (- technique), union

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