compteur
logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

21/06/2017

Bonjour

  – On m’avait trompé, seul le règne de la méchanceté était sans fissures, on m’avait trompé, la vérité est carrée, lourde, dense, elle ne supporte pas la nuance, le bien est une rêverie, un projet sans cesse remis et poursuivi d’un effort exténuant, une limite qu’on n’atteint jamais, son règne est impossible. Seul le mal peut aller jusqu’à ses limites et régner absolument [...].

              Albert CAMUS (Le renégat dans « L’exil et le royaume »)

                Editions Gallimard – collection Folio – 1985 – page 54

  Voir Résonance 1720

20/06/2017

Bonjour

          – - Cependant, Monsieur, la morale de l’Evangile ?          

            - Eh ! Eh ! pas si morale ! Les ouvriers de la dernière heure sont autant payés que ceux de la première. On donne à celui qui possède, et on retire à celui qui n’a pas. Quant au précepte de recevoir des soufflets sans les rendre et de se laisser voler, il encourage les audacieux, les lâches et les coquins.

                  Gustave FLAUBERT (Bouvard et Pécuchet)

                  Editions Gallimard – La Pléiade – 1991 – page 950

Voir Résonance n°1716

19/06/2017

Bonjour

  – Et ils examinèrent la question du suicide.

     Où est le mal de rejeter un fardeau qui vous écrase ? et de commettre une action ne nuisant à personne ? Si elle offensait Dieu, aurions-nous ce pouvoir ? Ce n’est point une lâcheté, bien qu’on dise, et l’insolence est belle de bafouer, même à son détriment, ce que les hommes estiment le plus.              

                 Gustave FLAUBERT (Bouvard et Pécuchet)

              Editions Gallimard – La Pléiade – 1991 – page 917

 Voir Résonance n° 1715

18/06/2017

Bonjour

  – Après tout, [...] la mort n’existe pas. On s’en va dans la rosée, dans la brise, dans les étoiles. On devient quelque chose de la sève des arbres, de l’éclat des pierres fines, du plumage des oiseaux. On redonne à la Nature ce qu’elle vous a prêté et le Néant qui est devant nous n’a rien de plus affreux que le Néant qui se trouve derrière.

                      Gustave FLAUBERT (Bouvard et Pécuchet)

              Editions Gallimard – La Pléiade – 1991 – pages 916/917

 Voir Résonance n° 1714

17/06/2017

Bonjour

  – Peut-être qu’en somme les prospérités et les malheurs s’équilibrent. Mais le bien de l’espèce ne console pas l’individu.

                  Gustave FLAUBERT (Bouvard et Pécuchet)

              Editions Gallimard – La Pléiade – 1991 – page 915

 Voir Résonance n° 1713

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique