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24/04/2018

4221 à 4230 - D.Noguez, H.Ball, C.Bobin, E.Delacroix, A.Gide

4221 – L'artiste, l'écrivain, ne crée, lui aussi, qu'en domptant des résistances et qu'en résistant.

   Dominique NOGUEZ (L'esprit qui toujours nie-Le vilain petit cygne–ds Résister)

  Éditions Autrement – Série Morale – 1995 – page 92

 Mots clefs: artiste, écrivain, résistance

 

4222 – Le fait que l'image de l'homme disparaisse chaque jour davantage dans la peinture actuelle et que tous les objets ne soient présents qu'à l'état de décomposition, disent bien, une fois de plus, à quel point est devenu laid et périmé le visage humain et à quel point chaque objet de notre entourage est devenu méprisable.

  Hugo BALL (cité ds « L'esprit qui toujours nie-Le vilain petit cygne »ds Résister)    

 Éditions Autrement – Série Morale – 1995 – page 97

 Mots clefs: art abstrait, cubisme, décomposition, image, peinture, visage

 

4223 – Tous les enfants ne sont pas Mozart, mais Mozart est toute l'enfance: une manière de danser sur l'eau, une façon de dormir sur l'abîme. Tous les enfants ne sont pas Rimbaud, mais Rimbaud est toute l'enfance: un goût innocent de la ruse, une joie des ritournelles et des pierres brillantes.

   Christian BOBIN (La folle allure)

  Éditions Gallimard – Collection Folio – 1997 – page 53

 Mots clefs: enfance, Mozart, Rimbaud

 

4224 - Se marier à la mairie et pas à l'église, c'est comme se faire incinérer au lieu d'être mis en terre: une cérémonie furtive avec beaucoup de gêne. Un manque d'allure et de réel. Tant pis.

   Christian BOBIN (La folle allure)

  Éditions Gallimard – Collection Folio – 1997 – page 95

 Mots clefs: cérémonie, crémation, église, enterrement, mairie, mariage

 

4225 - Il faudra que je me méfie de cette pensée qui m'envahit parfois. C'est une pensée désolée, désolante. C'est la pensée que tous nos liens sont faux et, pire encore, comiques. Oui, que tous nos sentiments, même les plus profonds, ont une part indélébile de comédie. Leur profondeur ne doit souvent rien à l'amour – et tout à l'amour-propre.

   Christian BOBIN (La folle allure)

  Éditions Gallimard – Collection Folio – 1997 – page 108

 Mots clefs: amour, amour de soi-même, amour-propre, comédie (- de la vie), pleurs, sentiment

 

4226 - Peut-être n'y a -t-il qu'une seule personne entière dans un couple, jamais deux: la deuxième suivrait, en râlant ou en souriant, mais, elle ne ferait que suivre, amputée d'une partie de ses forces. Le couple est une chose difficile – comme toutes les choses impossibles.

    Christian BOBIN (La folle allure)

   Éditions Gallimard – Collection Folio – 1997 – page 150

 Mots clefs: couple, domination, résignation

 

4227 – J'ai vingt-sept ans mais les lecteurs n'ont pas d'âge. Devant le livre ouvert il n'y a qu'une enfance laissée à ses jeux dans la rue, bien après dix heures du soir.

    Christian BOBIN (La folle allure)

  Éditions Gallimard – Collection Folio – 1997 – page 150

 Mots clefs: enfance, lecteur

 

4228 – La râlerie est une façon grondeuse de se résigner. On grommelle pour la frime, sans cesse et sur des riens, et très vite, comme dans l'histoire de celui qui criait à tout bout de champ au loup, la protestation ne s'entend plus. 

  Dominique NOGUEZ (L'esprit qui toujours nie-Le vilain petit cygne–ds Résister)    

 Éditions Autrement – Série Morale – 1995 – page 98

Mots clefs: protestation, râlerie, résignation

 

4229 - Ce qui fait les hommes de génie, ce ne sont pas les idées neuves, mais cette idée qui les possède que ce qui a été dit ne l'a pas été assez.

    Eugène DELACROIX (Journal - cité par D. Noguez  - L'esprit qui toujours nie - Le vilain petit cygne - dans Résister)

  Éditions Autrement – Série Morale – 1995 – page 100

 Mots clefs: génie, idée, innovation

 

4230 – L'art naît de contrainte, vit de lutte, meurt de liberté.

     André GIDE(L'évolution du théâtre - cité par D. Noguez  - L'esprit qui toujours nie - Le vilain petit cygne - dans Résister)

   Éditions Autrement – Série Morale – 1995 – page 101

 Mots clefs: art, contrainte, liberté, lutte

Bonjour

  – Quelles que soient les qualités de courage, de sang-froid et d’humour qu’on a pu développer tout au long de sa vie, on finit toujours par avoir le cœur brisé. Alors, on arrête de rire. Au bout du compte il n’y a plus que la solitude, le froid et le silence. Au bout du compte, il n’y a plus que la mort.

             Michel HOUELLEBECQ (Les particules élémentaires)

 Voir Résonance n° 2959

23/04/2018

Bonjour

  – Après quelques années de travail, le désir sexuel disparaît, les gens se recentrent sur la gastronomie et les vins.           

    Michel HOUELLEBECQ (Les particules élémentaires)

           Editions Flammarion – 1998 – page 220

 Voir Résonance n° 2952

22/04/2018

Bonjour

  – En soi le désir - contrairement au plaisir – est source de souffrance, de haine et de malheur. Cela, tous les philosophes – non seulement les bouddhistes, non seulement les chrétiens, mais tous les philosophes dignes de ce nom – l’ont su et enseigné. La solution des utopistes – de Platon à Huxley, en passant par Fourier – consiste à éteindre le désir et les souffrances qui s’y rattachent en organisant sa satisfaction immédiate. A l’opposé, la société érotique-publicitaire où nous vivons s’attache à organiser le désir, à développer le désir dans des proportions inouïes, tout en maintenant la satisfaction dans le domaine de la sphère privée. Pour que la société fonctionne, pour que la compétition continue, il faut que le désir croisse, s’étende et dévore la vie des hommes.

      Michel HOUELLEBECQ (Les particules élémentaires)

             Editions Flammarion – 1998 – page 200

 Voir Résonance n° 2947

21/04/2018

Bonjour

  – Vous autres officiers, vous ne pouvez pas, vous ne savez pas vous occuper d’autres choses que des sciences de la guerre, à savoir comment vos prédécesseurs s’y prenaient pour tuer les hommes, et chercher à perfectionner les moyens dont ils se servaient, afin d’arriver à tuer avec plus d’art les plus grandes masses possibles et en moins de temps possible. Toute votre attention, tout votre esprit et toute votre intelligence doivent se borner là. C’est un peu le contraire de ce qu’on enseigne à l’école de Médecine. Les médecins doivent apprendre à tuer les hommes selon certaines formules, variables du reste à l’infini, mais individuellement et le plus lentement possible.

    Jean-Marie DEGUIGNET (Mémoires d’un Paysan Bas-Breton)

                   Editions An Here – 1998 – page 206

 Voir Résonance n° 2942

 
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