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24/08/2018

Bonjour

  – […] les adolescents ne peuvent pas compter sur les adultes. Les adultes arrondis par le temps, les adultes aux âmes vulgaires et à la logique impeccable ont peur de tant de richesse et de scorie. Nos regards exigeants leur inspiraient de la gêne ; nos bouches menteuses, du dégoût. Orgueilleux et vils à la fois, c’est en les méprisant que nous les prenions pour modèle.

  Alexandre VIALATTE (Battling le ténébreux)

Éditions Gallimard – le livre de poche – 1971 – p. 16/17

 Voir Résonance n° 3314

23/08/2018

Bonjour

  – […] ce temps infernal et joyeux nommé adolescence – temps des songes et des espoirs imprécis, des insolences suprêmes et des suprêmes faiblesses, où la jeunesse, perdue dans ses brouillards et ses confusions, hésite à sauter sur l’autre bord du Rubicon dans le monde réaliste et précis des adultes. 

    ANONYME (dans la préface à « Battling le ténébreux » d’A.Vialatte)

  Éditions Gallimard – le livre de poche – 1971 – page 10

 Voir Résonance n° 3313

22/08/2018

Bonjour

 – Ainsi commençait le prodigieux dialogue, le dialogue d’amour, qui paraît si ridicule aux autres, mais dont chaque phrase, chaque mot, chaque souffle a un sens profond qui vous entre dans le corps et semble se mélanger avec votre sang. Véritable coït verbal où le seul son de la voix, et de cette voix-là seulement, commande l’orgasme.

    Henri VINCENOT (La Billebaude)

  Club France-Loisirs – 1979 – page 313

 Voir Résonance n° 3312

21/08/2018

Bonjour

  - - Cette blouse est fort incommode, monsieur ! Pourquoi n’avez-vous pas une blouse qui se boutonne par-devant ?

Sa réponse fut un monument que j’ai conservé bien planté au carrefour des grands chemins de ma cervelle :

   - C’est la blouse compagnonnique. Elle me rappelle que, tout maître que je sois, je dépends des compagnons, des apprentis et du dernier des goujats du chantier ! C’est l’emblème de la solidarité et de l’humilité et de la fraternité compagnonniques !

Comme nous bâillions de saisissement, il se retourna vers moi :

   - Et toi, n’as-tu jamais remarqué que ton sarrau d’écolier se boutonnait aussi dans le dos ? C’est pour la même raison, garçon ! La mode en a été lancée dans les écoles par les disciples saint-simoniens du père Enfantin, qui ont fait l’école publique ! C’était pour enseigner dès l’enfance que nous dépendons tous les uns des autres et que la supériorité intellectuelle et professionnelle n’efface pas l’égalité des hommes.

    Henri VINCENOT (La Billebaude)

  Club France-Loisirs – 1979 – page 224

  Voir Résonance n° 3309

20/08/2018

Bonjour

  – ce livre, la Bible, base de notre foi, au dire de certains, et de ce fait entouré d’un profond respect, n’était-il pas le compendium de toutes les horreurs que peuvent inventer les hommes : adultère, assassinat, mensonge, prévarication, simonie, scandale, tuerie, massacre, génocide même ? Est-il bon, je vous le demande, de laisser sous les yeux des gens, surtout des jeunes, ces récits épouvantables où l’on voit par exemple un grand et digne vieillard barbu engrosser sa bonne, ou bien un rusé ambitieux acheter à un foutu gourmand son droit d’aînesse avec un plat de lentilles et, de surcroît, tromper son père aveugle au moyen d’un subterfuge grossier qui fausse tout dès les origines ? Ou encore des espèces de voyous qui vendent tout simplement leur petit frère comme on vend un agneau ou un goret à la foire ? C’est pourtant ce qu’on lit dans la Bible. Alors à quoi pensaient les parpaillots en faisant de cet énorme et soporifique bouquin, au demeurant filandreux comme bavette leur livre de chevet ?

    Henri VINCENOT (La Billebaude)

  Club France-Loisirs – 1979 – page 203

 Voir Résonance n° 3307

 
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